De l'usine à l'atelier d'écriture : les communautés littéraires de Leslie Kaplan

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Vendredi, 25 Avril, 2014

Il s'agira dans cette communication d'examiner la communauté de lecteurs que l'œuvre de Leslie Kaplan dévoile. Le moment fondateur de sa pratique d'écriture est son établissement en usine en 1968, expérience dont elle rend compte dans L'excès-l'usine en 1982, récit poétique qui fut en son temps reçu par Maurice Blanchot et Marguerite Duras. Dans divers essais, réunis dans Les outils, elle témoigne de son engagement dans les ateliers d'écriture en prison ou dans les bibliothèques de banlieue. De ce travail  « de terrain » découle une conception de la littérature antiautoritaire, qui ne présume pas des effets de la lecture, pas plus qu'elle ne ferait la promotion d'un « élitisme littéraire ». Plus encore, Kaplan en déduit l'idée d'une communauté littéraire où la lecture devient un mode d'interprétation du réel. Cet aller-retour entre un engagement dans les lieux que l'on présume étrangers à la littérature (l'usine, la banlieue) et le dialogue les grandes œuvres (Blanchot, Antelme, Kafka) créé une communauté de lecture dont la condition de possibilité est la capacité de tous et chacun de s'emparer de la littérature afin d'interpréter la « vie vivante ». 

Cette communication, enregistrée en audio, est maintenant disponible en ligne sur le site de l'Observatoire de l'Imaginaire Contemporain.