L’extrême contemporain

Responsable(s) de l’atelier: 

Gervais, Bertrand

Département d'études littéraires, Université du Québec à Montréal
Lieu: 
DE-3230 (1440, rue Sanguinet, H2X 3X9)
Date: 
Jeudi, 24 Avril, 2014
Horaire: 
10h15 à 13h15
Journée affiliée: 

L’imaginaire contemporain pose, en tant qu’objet d’étude, d’importants enjeux tant sur le plan de la conceptualisation que sur celui de la description. Qu’est-ce que le contemporain? À quelles expériences nous convie-t-il? Quels récits ou œuvres d’art génèrent-ils? Et quelles métaphores, quelles figures pouvons-nous utiliser pour saisir une partie de ce que nous expérimentons? Quel sens peut-on donner au mot « contemporain » à une époque où les changements continuels semblent annihiler toute forme de présent (et a fortiori du passé) pour nous projeter vers l’avenir?

Le présent, notre présent, n’est pas un temps homogène ; il est fait de temporalités différentes, de tensions multiples et de vecteurs pluriels, qu’il convient d’identifier et de comprendre. On le désigne maintenant comme contemporain. Ce terme est, selon Lionel Ruffel, une non-catégorie, une notion de faible intensité qui a pourtant réussi à s’imposer et, comme il le dit, « qui se porte bien et surtout qui ne s’est jamais aussi bien portée qu’aujourd’hui » (2010, p. 10). Cette non-catégorie renvoie souvent à une logique de l’émiettement et de la fragmentation, du ponctuel, voire de l’équivoque. Quelles en sont les manifestations littéraires, en France notamment où le terme d’extrême contemporain s’est imposé pour rendre compte de la production littéraire des dix dernières années, mais en Amérique du nord aussi, où la production semble marquée par un retour à des formes déjà bien établies. 

Liste des communications: